Élagage 06, élagage et abattage d’arbres dans les Alpes-Maritimes
Fiche arbre

L’érable : conseils de plantation, de culture et de taille

Acer

Érable dans le 06 : espèces du moyen pays, taille d’automne pour éviter les écoulements de sève, reprise d’un vieil étêtage, verticilliose.

Érable : plantation, culture et taille

L’érable n’est pas un arbre de bord de mer dans les Alpes-Maritimes. On le trouve en montant : dans les collines calcaires où pousse spontanément un petit érable buissonnant, sur les places ombragées du moyen pays, dans les vallons frais du haut pays où les grandes espèces prennent enfin leur taille. Et comme beaucoup d’arbres de place publique, ceux qu’on nous demande de reprendre ont presque tous été raccourcis un jour, par quelqu’un d’autre, sans plan de suite.

Quatre érables, quatre gabarits

L’érable de Montpellier est celui du pays sec : petit arbre de six à dix mètres, feuille à trois lobes arrondis, parfaitement à l’aise sur un coteau calcaire brûlé par l’été. L’érable champêtre monte un peu plus haut, avec une feuille à cinq lobes, souvent conduit en haie ou en limite de parcelle.

Viennent ensuite les gros : le sycomore et l’érable plane, qui dépassent volontiers vingt mètres quand le sol est frais et profond, avec de larges feuilles et ces fruits ailés par paires que les enfants font tourner en tombant. Le negundo, lui, s’est naturalisé le long des cours d’eau ; il pousse vite, casse facilement et se ressème partout.

Pour ne pas le confondre avec un platane sur une place de village : les feuilles de l’érable sont opposées deux à deux sur le rameau, celles du platane alternent, et l’écorce du platane se détache en grandes plaques claires.

Le planter en pensant à l’ombre qu’on veut dans vingt ans

Choisissez l’espèce selon le terrain plutôt que selon la photo du catalogue. En bord de littoral, sur sol sec et caillouteux, un sycomore souffrira chaque août avec des bords de feuilles roussis, quand un érable de Montpellier tiendra sans rien demander. Dans un vallon frais et profond, l’inverse.

Les racines restent assez superficielles et courent sous la première couche de terre : c’est un arbre qui soulève les dallages et les bordures s’il est trop serré contre une terrasse. Voyez large, et vérifiez ce que vous devez à votre voisin avant de planter, avec la page réglementation et obligations d’élagage.

Le tailler sans le faire pleurer

Particularité du genre : coupé en fin d’hiver ou au tout début du printemps, l’érable pleure. La sève sort abondamment par les plaies, coule le long du tronc et attire les insectes. L’arbre ne meurt pas pour autant, mais c’est sale et inutile.

La bonne fenêtre se situe donc après la chute des feuilles, à l’automne, ou en fin d’été sur les sujets vigoureux. On travaille par retrait du bois mort, suppression des branches qui se croisent et frottent, et réduction mesurée de ce qui déborde sur une toiture ou une voie. Les grosses coupes se cicatrisent moyennement : mieux vaut plusieurs passages légers.

Reprendre un arbre étêté

C’est le cas de figure le plus fréquent sur les places et dans les cours d’immeuble. L’arbre a été coupé à hauteur fixe il y a quinze ou vingt ans, il a répondu par une couronne de gourmands verticaux, et ces perches ont maintenant le diamètre d’une charpentière alors qu’elles ne tiennent que sur un bourrelet de cicatrisation, souvent au-dessus d’une cavité.

La reprise ne consiste pas à recouper au même endroit. On sélectionne parmi les rejets ceux qui sont les mieux insérés, on supprime les concurrents, on abaisse progressivement le reste sur plusieurs saisons, et on surveille les points d’attache d’une visite à l’autre. Ce travail se fait dans l’arbre, à la main : voir l’arboriste grimpeur.

Ce qui l’attaque

La verticilliose est la maladie qui inquiète le plus sur ce genre. Elle se manifeste par le flétrissement brutal d’une charpentière entière en plein été, feuilles qui sèchent en restant accrochées, alors que le reste de l’arbre semble intact ; le bois montre des traînées colorées en coupe. Il n’existe pas de traitement curatif, on retire le bois atteint et on désinfecte les outils.

Le noircissement de l’écorce du sycomore, qui se décolle en libérant une poussière noire, est signalé en France sur des sujets affaiblis par la sécheresse ; les spores sont irritantes pour les voies respiratoires, ce qui impose des précautions au broyage. Beaucoup plus banales, les grosses taches noires cerclées de jaune sur les feuilles en fin d’été sont sans gravité pour l’arbre.

Quand un érable est condamné, son bois dense fait un très bon chauffage : le laisser en bûches allège la note. Le reste relève de l’abattage d’arbres puis du dessouchage.

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